Action humanitaire : Le secteur privé, une alternative, selon Mariatou Koné

• 7 April 2017
in group Côte d’Ivoire

Pour Babacar Cissé, Coordonnateur humanitaire et représentant résident du programme des nations unies pour le développement (Pnud), le secteur privé a un rôle important à jouer.

Action humanitaire : Le secteur privé, une alternative, selon Mariatou Koné

« Le secteur privé peut apporter sa contribution en tant que complément nécessaire à l’aide publique, dont la tendance est à la baisse au plan international, ou agir en tant qu’alternative à part entière », a indiqué le 6 avril 2017, le Professeur Mariatou Koné, ministre de la Solidarité, de la femme et de la Protection de l’Enfant (Msfpe), au lancement de la Plateforme Humanitaire du Secteur Privé de Côte d’Ivoire, à Abidjan-Plateau.

Selon la ministre, aucun pays n’est à l’abri d’une catastrophe humanitaire. C’est d’ailleurs pourquoi, dira-t-elle, la contribution du secteur privé est « déterminante pour répondre à tous ces besoins et risques » liés à ces catastrophes.

« Dans le cadre de la promotion du dialogue avec le secteur privé, le gouvernement ivoirien, en concertation avec la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), identifiera les bonnes pratiques, les mieux adaptées, pour l’accompagnement de la Plateforme afin qu’elle joue pleinement son rôle de partenaire humanitaire au profit des populations ivoiriennes », a-t-elle annoncé.

Mais avant, le Pr Mariatou Koné a tenu définir l’action humanitaire comme étant « un ensemble d’interventions réalisées, au nom de la solidarité, pour sauver la vie des populations en détresse. »

Poursuivant, elle a souligné que des réponses à apporter sont énormes. « A titre d’exemple, En septembre 2016, à Séguélon au Nord de la Côte d’Ivoire, des dégâts causés par des éléphants dans 8 villages s’élèvent à 21.018.010 FCFA. Un ensemble de 29 demandes individuelles d’aide d’un montant de 299.088.422 FCFA est en attente à Abidjan. Il y a aussi des besoins se chiffrant à plus de 750.000.000 de FCFA, pas encore pris en compte, d’autres populations victimes de catastrophes résidant à Bingerville, Jacqueville, Lakota, etc. En outre, je peux citer des dégâts estimés à 852.188.865 FCFA, en attente de prise en charge, causés par une tornade à Toumodi le 29 mars 2016. Enfin, l’évacuation des infiltrés du Parc National du Mont Péko nécessite plusieurs milliards de francs CFA », a-t-elle fait remarquer.

Avant d’affirmer si plus d’un milliard de francs CFA ont été apportées par le gouvernement ivoirien et l’ensemble de la communauté humanitaire, des besoins reste toujours à satisfaire.

Félicitant le secteur privé pour avoir intégré le système humanitaire national et le Réseau International des Plateformes Humanitaires, elle l’a invité à « s’impliquer pleinement dans la mobilisation des ressources ». Egalement, elle a invité ce secteur à prendre une part active dans les activités régulières de prévention, de préparation et de réponses aux catastrophes.

Au nom de la Cgeci, Mme Massogbè Touré, représentant M. Jean Marie Ackah, président de ladite confédération a salué la tenue de cette cérémonie. « Le secteur privé n’ignore pas le tableau des crises puisqu’elles constituent pour l’entreprise, une menace », a-t-elle soutenu.

Pour Babacar Cissé, Coordonnateur humanitaire et représentant résident du programme des nations unies pour le développement (Pnud), le secteur privé a un rôle important à jouer. Et son apport s’impose pour venir en appui aux populations en détresse du fait des crises et des catastrophes naturelles.


CHEICKNA D. Salif

salifou.dabou@fratmat.info

 

Source: https://www.fratmat.info/index.php/nos-unes/item/37822-action-humanitai…;